Deja 1 an !

Publié le par Jean-Phi

Aujourd'hui, cela fait un an jour pour jour, que nous sommes au Japon. Ici, nous nous sommes un peu coupés de tout. Ainsi, le référendum, les élections en Allemagne ou les émeutes des banlieues nous ont parus très lointains.

Si je regarde en arrière, je dirais que la grande surprise vient de Tokyo. Je me souviens notre inquiétude de quitter Munich, qu'on appelle souvent le "grand village" avec 1 million 5 de "villageois", pour venir nous installer a Tokyo, dont l'agglomération atteint 30 millions d'habitants. En fin de compte, notre vie ici est très chouette. Évidemment, exception faite des visites de parcs et autres sorties rapides dans les montagnes et la campagne nous vivons, ici, dans un environnement 100% urbain. Pourtant, rien d'étouffant, peut-être parce que nous avons la chance de ne pas être loin de la Baie.

Le plus dur (en dehors du travail), fut la mentalité japonaise. Dans d'autres circonstances identiques à l'étranger j'avais pu rencontrer chez eux, des Danois, des Canadiens, des Brésiliens ou des Allemands...En arrivant ici, nous nourrissions l'espoir de sympathiser avec des Japonais. Après 6 mois et de nombreuses tentatives, nous avons un peu abandonné le projet pour nous tourner vers les communautés française et allemande en évitant toutefois les "expats". Les rares vraies rencontres se comptent sur les doigts d'une main...

Mon explication serait qu'ici, 98% de la population est d'origine japonaise (et quand je dis d'origine, c'est vraiment d'origine ; les Coréens même descendants sont comptés Coréens et représentent 1,8% de l'ensemble ! On calcule facilement ce qui reste pour les autres nationalités). Les Japonais, comme les Français, pensent que leur pays est le plus beau du monde et cela leur paraît normal que tout le monde veuille y venir (mais de là à y rester pour travailler). Et c'est absurde du fait que ce n'est vraiment pas un joli pays... Il y a une certaine suffisance et même arrogance (au travail), face à un étranger, et c'est différent de ce que j'ai observé dans les autres pays où j'ai eu l'occasion de séjourner. Peut-être, au Danemark, les choses n'étaient pas simples non plus mais c'est, peut-être, parce que je n'étais pas très exotique et, physiquement, je passais inaperçu. Ce n'est pas le cas ici.

Publié dans Tokyo

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article