Un sourire reparateur

Publié le par Jean-Phi

Depuis que je travaille, j'ai pris l'habitude de boire un café en début d'après-midi. Déjà, encore a l'Escoubaire, j'appréciais ce moment, surtout en été, après le déjeuner sur la terrasse ou sous le patio. Mais ce n'était pas régulier. A présent, si je n'ai pas ma dose de caféine entre 14h et 15h, je m'endors sur mon bureau.

En Allemagne, la machine à café était un outil indispensable pour tout bureau qui se respecte, et la pause café, une institution afin d'échanger toutes les informations indispensables au bon fonctionnement d'un bureau. Enfin, la tasse de café était, semble-t-il, fournie avec les meubles du bureau.

Arrivé a Tokyo, j'ai bien éssayé de continuer mais, premièrement, les Japonais sont plus tendance thé vert glacé bu rapidement devant le frigo. De plus, le principe de "pause café" avec son "papotage" (c'est la meilleur traduction que j'ai trouvée pour "small talk", si quelqu'un a mieux à me proposer, ce sera avec plaisir) est complètement étranger à la culture d'entreprise, ici. Ainsi, quand on rentre dans un bureau, on ne parle que professionnel. On discute du privé avec les collègues, à la rigueur, durant le déjeuner. Et encore.

Donc, pas de pause-café induit pas de café à disposition. D'ailleurs, il n'y a rien à disposition. Pas même l'eau potable. Ici, chacun s'achète ce dont il a besoin pour survivre pendant qu'il travaille ! C'est étonnant si on considère que les Japonais vivent dans leur bureau et pour leur entreprise, celle-ci n'en prend pas trop soin au jour le jour...


Alors, pour m'enfuir un peu et me libérer de ma frustration d'être "puni" de pause-café, je descend au sous-sol pour me chercher une bonne tasse de "burendo-kohi" (café noir). Et la, c'est le grand plaisir de l'après-midi car la serveuse a un sourire qui me ferait oublier tout ce qui peut m'énerver. En plus, elle commence à me connaître et me prépare déjà le café comme je l'aime (avec beaucoup de sucre pas "dessucrifié") dès qu'elle me voit. Ne pouvant échanger autres choses que des banalités vu notre niveau respectif de japonais et d'anglais, je ne suis jamais restè plus d'une minute, mais c'était tout de même assez agréable pour finir la journée de bonne humeur !

Cordula, qui me rejoint souvent car elle passe par Tokyo sur son chemin du travail, la trouve aussi particulièrement efficace comme serveuse et admet que son sourire y est pour beaucoup !

Publié dans Boulot

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