Macao

Publié le par Jean-Phi

Macao est une île-ville-région chinoise des plus étranges. Par son passé et son présent, elle mélange la Chine traditionnelle, le Portugal colonial, le prolétariat communiste et la folie immobilière genre Las-Vegas (en 2006, Macao a rattrapé sa cousine du Nevada en terme de revenus provenant du jeu). Le résultat est déstabilisant. Hong-Kong paraît beaucoup plus uniforme. Mais, il faut avouer que nous n'avons pas vu grand chose de HK qui est énorme (1.100km2) comparé au 28km2 de Macao.



C'est pourquoi, en partant pour Hong-Kong, il y avait trois choses que je voulais voir absolument : les gratte-ciel de Victoria, la Baie de Hong-Kong et... Macao. De plus, mon goût pour l'Histoire, pour la géo-politique et ces micro-états ou micro-colonies, ainsi que mes études lusitaniennes me poussaient à aller voir de l'autre côté de la célèbre Rivière aux Perles.

Cordula, bon gré mal gré, a accepté de me suivre dans ce périple. La situation n'était pas au mieux : nous venions de passer une nuit pourrie, réveillés par une aération bruyante, puis une mauvaise gestion de l'hôtel nous avait tenus éveillés pendant 2h ; enfin le temps s'annoncait aussi mauvais que la veille à Lamma Island.




Après un bon petit déjeuner, nous avons pris le ferry à midi et quart alors que les nuages se dissipaient. Une heure après, arrivés à Macao, le soleil brillait de tous ses feux et la température est montée largement au-dessus des 3o degrés. Après un essai raté d'atteindre le centre historique à pied, un taxi nous a déposés au pied des ruines de la Cathédrale Sao Paulo.





A partir de ce point, nous avons découvert une ville métisse chinoise et méditerranéenne. Des rues piétonnes, nous pouvions nous croire en Europe du Sud ; au théâtre Don Pedro, nous étions au Brésil. Partout, les monuments portugais étaient envahis par une flore exhubérante. Le ciel bleu finissait de mettre en valeur ces atouts.




Bien sûr, en arrière plan, les habitations étaient dans un état lamentable montrant l'énorme disparité de revenus sur ce minuscule territoire. A ce niveau, la rétrocession à la Chine a fait baisser de façon spectaculaire la criminalité sur le territoire. Ce mélange bizarre Communiste/libéralisme paraît beaucoup réussir à la ville.



La dernière colline à ne pas avoir été rasée pour faire un nouveau polder nous permet d'admirer une vue magnifique sur la presqu’île, ses 3 ponts et sa tour futuriste.

A la tombée de la nuit, nous arrivons enfin, extenués, au pied de cette tour. Du sommet, nous admirons le coucher du soleil et l'illumination de la ville.

Cordula voulait absolument jouer à la roulette mais la fatigue nous a poussés à faire le choix de rentrer nous coucher. Le lendemain, en plus, notre avion décolait à 9h, ce qui voulait dire, lever à 5h30...





"MACAO MACAO
Ti plamb di maté
ça sent le sangue
écarlaté"
(le Grand Orchestre du Splendid)


La visite de l'album photo est fortement conseill
ée !

Publié dans Voyage

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