Quand le système grippe

Publié le par Jean-Phi

Jeudi soir, nous devions nous retrouver avec Bernadette à Shinagawa. De Tokyo, c'est un trajet de 4 stations et même aux heures de pointe, cela ne dépasse pas 15 mn.

Déjà, dans la gare centrale, la file d'attente au guichet de sortie aurait dû nous mettre la puce à l'oreille. Mais nous avons continué. Sur le premier quai pour prendre un train express, 2 rames étaient prêtes mais restaient portes fermées avec une queue devant chaque porte.



Ayant l'ambarras du choix et ne comprenant pas ce que les haut-parleurs disaient (c'est dans ces moments qu'on regrette de ne pas avoir appris plus sérieusement le japonais), nous nous sommes dirigés vers la célèbre Yamanote line (la ligne qui tourne en rond autour de Tokyo). Là, un train est parti devant notre nez. Le suivant n'a pas été long à arriver mais plus long à repartir avec un message nous disant qu'il y avait quelque chose à partir de la station suivante.


Effectivement, à la station suivante, nous avons encore attendu 20 mn.

P
uis encore 10 mn à la station suivant la suivante. A cette vitesse, nous sommes arrivés à destination en 50 mn. Bien en retard pour notre RV avec Bernadette. Nous avons pensé à Otto Schultheis qui avait été impressionné par le système ferroviaire japonais. Sans jeter le bébé avec l'eau du bain (étrange cette expression...), même dans le meilleur des mondes, il peut y avoir des incidents.




A une station, nous avons pu apprendre qu'il s'agissait encore d'un suicide sur la voie. J'ai toujours pensé que c'est abherrant de vouloir se suicider aux heures de pointe. Ces désesperés ne pourraient pas le faire tranquillement aux heures creuses ? Ce serait sûrement moins stressant pour eux et bien moins gênant pour nous. Trêve de plaisanterie, il ne faut pas penser qu'on se suicide plus ici qu'ailleurs. C'est vrai, il n'y a rien de surprenant à arriver en retard à cause d'un tel incident mais si on ramène ce nombre à la population de Tokyo, je ne suis pas certain que ce pourcentage soit très différent de n'importe quelle autre métropole.

Nous avons eu cette information grâce à un gaijin qui parlait très fort au téléphone. C'est impressionnant comme les Américains (à Tokyo, je ne sais pas ailleurs) parlent fort. On s'est demandé si nous aussi, Français ou Allemands, nous parlons fort. En tout cas, ils (les Américains ou les anglophones) devraient être plus discrets que nous, car une proportion bien plus grande de la population qui les entoure, peut les comprendre...
C'est l'enoooorme avantage du français ou même de l'allemand : ce sont ici de formidables codes secrets !

Publié dans Tokyo

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Cordula 08/11/2006 06:15

C'est ne peut-être pas une question de code secret, mais c'est vrai, que les personnes qui parlent anglais, parlent très très fort. Et si on veut ou pas, on les entends et on ne peut pas échapper à leur discours. Et comme les Japonais parlent très doucement et on plus nous ne comprenons pas leur langue, nous nous sentons dérangés par un discours imposé. Et comme nous ne savons pas, si nous parlons aussi fort sans le remarquer, c'est agréable de savoir que, même si les autres autour de nous, nous entendent, ils ne comprennent pas forcement ce qu'on dit. Et peut-être à cause de ca, ne se trouvent pas dérangés non plus...

PapaMarc 07/11/2006 21:39

"ce sont ici de formidables codes secrets !"
Et serait ce indiscret de demander pourquoi vous auriez besoin de codes secrets ?
Peut être pour garder l'eau du bain alors que vous avez jeté le bébé ?