Etre ou ne pas être en retard

Publié le par Jean-Phi

Aujourd'hui, lorsque j'ai pris mon métro à Urayasu, les panneaux d'affichage ne montraient aucune information. Bizarre. Mauvais signe. Lorsque le train arrive, j'arrive tant bien que mal à m'insérer jusqu'au couloir entre les sièges. Bien m'en a pris, car, après un premier trajet ponctué de 2 arrêts, dès la gare suivante, des files d'attentes se pressent face à chaque porte. Dès l'ouverture de ces dernières, le wagon se remplit à craquer. Dans mon couloir, on se sent comme des sardines mais ça va encore : il y aurait de la place pour l'huile. Sur la plate forme près des portes, on en est à reflechir à faire du "crowd surfing".



Et ça continue comme ça jusqu'au centre ville (à partir de 2 stations avant celle où je sors). Toujours avec des arrêts entre les stations, au cas où des mecs dégoûtés attendraient dans le tunnel...

Enfin, j'arrive à Otemachi après 35 minutes de trajet là où 20 sont nécessaire en temps normal. Personnellement, j'ai tellement de marge que ça ne change pas grand chose, mais 15 mn pour certains, c'est le retard assuré !

C'est là que la culture d'entreprise devient intéressante : dans ma compagnie, nous avons une pointeuse pour les heures supp' et, en théorie, des "flexible time" (temps de présences flexibles - traduction approximative) mais que tout le monde ignore et même, pire encore, qui ne sont pas si flexibles que ça car l'employé doit impérativement être à sa place à 08:45:00. Sinon, c'est le retard avec de méchantes indemnités pour chaque minute de perdue. Aussi, dans ce cas, mes collègues préfèrent utiliser une demi-journée de congés (même pour 5 mn) vu que de toute façon, ils ne les utilisent jamais (leurs jours de congés...).
(le fameux mot d'excuse)

Mais, alors, ce serait trop injuste (hein, Calimero) si, à cause du train, on était puni par le maître le chef. Heureusement, on a pensé à tout : les compagnies de transport sont, d'habitude, tellement à l'heure que, dès que le train a plus de 10 mn de retard, les usagers ont à disposition un "mot d'excuse". Ainsi, le petit employé n'est pas réprimandé et le gentil chef accepte qu'il aille rejoindre ses petits camarades.

Publié dans Tokyo

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