Donc, comme je vous disais dans mon poste précédent, je voulais vous faire part de mes premiers essais en vidéo. Comme ça
concerne Tokyo - nous y étions en Mai dernier - je pense que ce sera parfait pour ce retour au blog...
Donc, voici la vidéo:
Cette vidéo a une petite histoire. En effet, un ami qui sort bientôt un livre sur Tokyo avait besoin de prises de
vue de la ville sous différents angles, dont un de nuit. Je suis donc allé avec lui dans le quartier de Kabukicho qui est pour Tokyo ce qu'on appelle le "Red light district". En 2 ans là-bas, c'était
quelque chose que je n'avais pas encore fait. Mieux vaut tard que jamais, donc. Et bien, c'était très surprenant et j'ai découvert encore tout un pan du Japon qu'il serait dangereux de décrire à hâte
sur ce blog. Le mieux étant de faire un tour sur le blog
de cet "ami"...
Les personnes qui apparaissent en photo sont des amies japonaises avec lesquelles nous avions passé
beaucoup de temps quand nous habitions là-bàs. Nous les avons vu encore cette fois pour, surtout, un karaoké endiablé. Mais ce sera pour la prochaine fois...
Ca ne s'est pas trop passé comme je le pensais et je n'ai pas du tout mis ce blog à jour.
J'en profite pour mettre quelques photos prises ces derniers mois.
Alors voilà, l'installation à Paris s'est faite comme celle à Tokyo, comme à Munich: quelques chocs mais les croissants du dimanche matin font tout passer! Ces
derniers temps, je me suis mis un peu à la vidéo. Je vous ferai par de mes créations basées pour l'instant sur le voyage que nous avons fait en Mai au Japon. Et oui, mélange de nostalgie et visite
des amis laissés derriéres, nous sommes retournés sur les lieux du crime...
Ca y est:
Nous sommes enfin installés à Paris!
Aprés 9 mois passés à Munich, le devoir nous à menait sur les bords de la Seine, à 2 pas des Champs-Elysées.
Le déménagement n'a pas été sans douleur et la dépaysement a été plus important que prévu! En tant que Français "retournant" en France, je ne m'y attendais
pas!
Ce sera donc le nouveau théme de ce blog. En plus de donner un peu de nos nouvelles à nos connaissances Tokyoites ou Munichoises, je vous ferai part de mes
surprises et mes interrogations face à ces drôles d'êtres qu'on appelle communément les "Français"!
Non, non, nous ne sommes pas de retour au pays du soleil levant. Non, Tokio Hotel est le nom d'un groupe de pop/rock d'adolescents allemands qui fait fureur ici. Et quand je dis ici, ce n'est pas qu'en Allemagne, mais c'est l'Europe entière qui est emportée par cette déferlante prépubère !
La preuve en est ma nièce Yael : elle est folle autant de Bill, le chanteur, que de Tom, le guitariste. 2 frères jumeaux qui font craquer les filles de 6 à 18 ans (leur mère aussi, parfois et même la sœur de Cordula !).
Les différences avec un boys-band "normal" sont la musique un peu plus rock que d'habitude, et les textes traitant de – presque – réels problèmes d'adolescents (la déprime, le suicide, la passion...). Il existe donc un certain intérêt pour cette musique. C'est ce que Yael a tenté de nous faire comprendre pendant 2 jours, de mercredi soir à vendredi, pour nous préparer à affronter le concert auquel on allait l'accompagner !
Eh oui, pour son anniversaire, nous sommes allés tous les 3 voir son groupe favori.
Le groupe n'était pas si mal. Le plus dur à soutenir fut les cris incessants des milliers de jeunes filles nous entourant ! J'avais vu ça dans les videos de l'époque des Beatles, mais je ne pensais pas que cela puisse encore se produire de nos jours. Elles étaient toutes hystériques !!
Sinon, le spectacle était OK et les jeunes, sur la scène, avaient bien appris leur leçon. Mais Cordula et moi n'aurions pu survivre sans boules Quies® ! Pas contre la musique, mais contre les hurlements !
Après 2 ans dans un pays impie, nous étions heureux d'être de retour dans notre bonne vieille Europe chrétienne pour célébrer comme il se doit, les fêtes de Pâques. En clair : chercher les œufs et se goinfrer de chocolat !
Pour célébrer ce retour, je tenais à organiser quelque chose d'original. Ainsi, comme nous l'avions déjà fait en 2000 (7 ans déjà, si je retrouve des photos, je vous les montrerai), avec des amis (Thomas, Martin et Natascia entre autres), nous nous sommes retrouvés en fin de matinée du Dimanche pour un pique-nique suivi d'une recherche d'œufs.
Le Jardin Anglais a ça de fantastique que l'on peut toujours trouver un endroit tranquille où on a l'impression d'être vraiment seul au monde (presque comme Tom Hanks).
Donc, à l'écart, après avoir bien déjeuné de bonnes salades composées et un superbe cake aux olives, nous nous partageons en trois et chaque "équipe" part cacher des œufs dans une direction. Une demie heure plus tard, on effectue une délicate rotation et chaque équipe a le bonheur de chercher les œufs cachés par une autre équipe !
Lorsque j'avais lancé l'idée, certains invités étaient un peu étonnés. En effet, n'est-ce pas quelque chose réservé aux enfants ? En théorie oui. En pratique, il y avait effectivement un enfant (il nous fallait bien une bonne excuse), mais c’était beaucoup plus intéressant pour lui d’à essayer de couper du bois avec un couteau en plastique (ça l'a bien occupé toute la journée !). Pendant ce temps, les "grands" couraient dans tous les sens à la recherche des œufs magiques!
Encore une dernière réflexion. En Allemagne -qui est un pays encore assez religieux (il y a une taxe pour l'Eglise et celle-ci est encore une grande propriétaire foncière)-, la tradition est que c'est un lapin et non les cloches qui amène les œufs (pourquoi un lapin, je n'ai jamais trop compris). C'est étrange que, en France laïque, la tradition soit si tenace mais l'idée - païenne - du lapin fait son chemin.
Depuis un mois, maintenant, nous habitons à quelques 2 kilomètres de mon travail. En plus, ces temps-ci, il fait super beau à Munich (hé non, il ne pleut pas tout le temps en Allemagne). C'est donc un réel plaisir de prendre le vélo tous les matins plutôt que le bus ou la voiture (ce qui serait vraiment irrationnel !).
Je me suis donc trouvé un petit chemin qui m'évite de me retrouver sur une route très fréquentée à ces heures-ci (9h et 18h) et que je trouve assez chouette. Surtout après 2 ans passés à Tokyo, voir du vert tous les matins, ça me paraît encore un luxe.
Donc, après avoir laissé derrière moi la maison où Cordula retourne tranquillement lire au lit après avoir pris le petit-déj avec moi, je m'enfonce au milieu des champs (bon il faut avoir un regard très select pour ne pas voir les rails et les routes autour) où paissent tranquillement de bonnes grosses vaches (malheureusement, elles n'étaient pas là ce matin).
Ensuite, je traverse le passage à niveau qui peut rester parfois très longtemps baissé car, les gardiens de passages à niveau ayant disparu depuis longtemps tout se fait automatiquement, selon le passage des trains programmés. Donc, si le train est en retard, les barrières se baissent quand même à l'heure et ne se remontent que lorsque le train attendu est passé. Connaissant la ponctualité de la Deutsch Bahn... (lire les textes précédents)
Mais bon, les barrières se lèvent enfin et je passe maintenant dans un tout petit chemin (presque du cross) puis au milieu des enclos à chevaux. Sur un petit pont au dessus d'un petit ruisseau dans lequel viennent parfois s'abreuver les chevaux (comme dans les westerns) et enfin, j'arrive au bureau.
Tout ça n'a duré que 10 mn !! Je me permets donc de rentrer parfois entre midi et une heure pour déjeuner avec Cordula et apprécier le soleil sur le balcon ! Pourvu que ça dure !
(je suis désolé pour la mise en page mais Overblog est passé à la verion 2 et plus rien ne marche!)
L'une des raisons qui explique pourquoi ce blog marche au ralenti depuis 2 mois (déjà ?!?), c'est que nous vivons dans un étrange appartement peuplé de cartons. Encore, jusqu'à hier, il y avait un contraste entre un futur salon complètement vide (avec ses 5 mètres de haut et son carrelage, ça résonne comme une vraie cathédrale) et un futur bureau déjà bien rempli de cartons nous servant de commodes pas très commodes...
Mais hier, tout ce que nous avons envoyé par bateau est arrivé !! Les meubles du salon qui paraissent tout petits dans notre cathédrale. Tous les ustensiles de cuisine, tous nos vêtements, nos DVDs, nos CDs (ainsi que les 3,000 de Gilles) et ainsi de suite... En fin de journée, il était impossible de fermer la porte du bureau et il y avait des cartons partout.
Il devenait alors urgent que nous montions les nouveaux meubles achetés à Ikea.
Même en travaillant jusqu'à minuit, nous étions loin du compte !
Ce soir, nous allons chercher notre nouveau canapé. Il faudra d'abord faire de la place dans le salon. Heureusement que nous avons 5 mètres en hauteur!
Here is a link to Cordula's Blog. She wrote this post in English for: - our Japanese friends, - my French relatives who want to practice their English (I would be impressed), - my lazy German friend who don't want to practice their French...
Après un mois de février très calme au niveau blog mais pas du tout dans notre vie de tous les jours, je me décide à faire un petit signe sur la toile. Pas de photo aujourd'hui, mais très bientôt, ce sera le déluge tellement on a fait un stock ! Eh oui, c'est le monde à l'envers : plein de fois, on a remarqué des trucs complètement aberrants pour notre ancien pays d'accueil. Par exemple : un salon de bronzage ; "quoi ?? payer pour devenir bronzé ? Quelle horreur !!"
Donc, à partir d'aujourd'hui, ce blog prendra un virage à 90° pour vous parler de notre retour et du mal qu'on a, parfois, à se réhabituer aux façons de faire de ce continent de barbares !
Juste, les 7/8 dernières semaines en quelques mots: - Retour au boulot : quel effet de comprendre tout le monde tout le temps et de comprendre surtout les attentes et les sous-entendus. C'est un réel plaisir; - La maison : ouah! Quelle isolation ! Quel chauffage ! On n’est pas obligé de porter 4 pulls, même quand il neige dehors ! - Les commerçants : Euh, ils veulent vraiment nous vendre quelque chose? On a plutôt l'impression de les emmerder... - La ville de Munich : je ne l'ai pas encore vue. Avec mes critères tokyoïtes, je ne vois qu'un grand parc! - Les transports en commun : le train/bus vient de passer ? Zut, il n'avait "que" 12 minutes de retard. Bah, c'est pas grave, on va attendre 20 mn... - Aaah, les joies du "vrai" vélo !! - Par contre, impossible de trouver du poisson cru ! - Les autoroutes : nous sommes ridicules, ici, dans notre 207 à nous traîner à 170... - La météo : il faudra nous expliquer pourquoi on peut manger sur le balcon le 15 Mars pour qu'ensuite il neige le 21 ! Ca devrait être fini maintenant, c'est le printemps, non ?
Voilà, sinon, nous allons bien même si nous sommes déjà tous les deux tombés malades une fois pour avoir la chance de rendre visite à un docteur sans aucune crainte !
A très bientôt pour des anecdotes plus détaillées !
En fait, pendant les deux dernières semaines à Tokyo, nous n'avons pas arrêté, un seul jour, de dire au revoir à quelqu'un. Non, nous n'étions pas devenus super populaires. Mais, nous avons eu beaucoup de mal à dire "au revoir" pour de vrai. Nous faisions un repas d'adieu puis réinvitions les mêmes personnes à un second repas d'adieu ; et ainsi de suite. Ainsi, nous avons dit au revoir jusqu'à 4 fois à certaines personnes (comme Kaori).
Donc, pour résumer tous ces adieux déchirants :
- il y eut le week-end au ski ; qui devait être un "au revoir" mais nous avons revu tout le monde le dimanche suivant ;
- il y eut la farewell party du travail de Cordula le jeudi 25 ; - un dernier repas avec Gilles (sans Marion qui était allée s'éclater toute seule à une fête d'anniversaire), le samedi ;
- puis, le dimanche, une grosse bouffe comme on les aime au Barbacoa avec tous ceux qui nous étaient vraiment proches ; - le déjeuner fut suivi d'un dernier Karaoké avec seulement une partie des invités ;
- le mardi, Lukas nous a offert son cadeau d'adieu : un tour en hélico au dessus de Tokyo : trop bien !! Merci encore, Lukas ! (prochainement, un post la dessus);
- le mercredi, c'était ma farewell party du travail ;
- enfin, jeudi, veille du départ, ce fut un dernier "running-sushi" avec le premier cercle des amis, j'entend Kaori et Daisuke ; Lukas, et même Marion et Gilles malgré la grosse fatigue de ce dernier ;
- et pour finir, Kaori est venue nous dire au revoir devant la station d'Urayasu, vendredi...
Ce n'est qu'une fois tous ces adieux vraiment finis et sans possibilité d'en rajouter de nouveaux, que Cordula, après un dernier échange de mail avec ses 2 copines (Kaori et Kyoko de Osaka), a fini par fondre en larmes.
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